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Archives de Catégorie: J’ai faim!

En plus d’être un grand plaisir de la vie, manger est un acte que l’on pose fréquemment. Un levier magnifique pour faire de nos repas un geste de protestation quotidien.

Citron et Pois Chiches!

J’ai longtemps cru que l’improvisation en cuisine, ce n’était bon que pour les petits repas vites faits, mais surtout pas pour quelque chose d’aussi complexe qu’un gâteau ou des biscuits. Il semblait y avoir toute une science obscure pour les non-initiés, des mesures à respecter… Puis, à force d’en faire, et surtout de tenter de trouver des solutions aux recettes conventionnelles (avec oeufs-lait-beurre), j’ai fini par comprendre que, finalement, modifier une recette, ce n’est pas si sorcier.

Je vous propose donc ce petit gâteau à base de farine de pois chiches (grandement inspiré de la recette de Mlle Pigut, publiée dans son livre Pois Chiche). Vous pourrez consulter la recette sur le blog de Lili’s Kitchen, pour comparer! 😉

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Voici donc ma version de ce gâteau au pois chiche, nourrissant ET gourmand!

Citron et pois chiches

– 2 Tasses de farine de pois chiches (210g)
– 1/2 Tasse de sucre (120g)
– 100 ml d’amandes entières (50g)
– 1/2 c à thé de gingembre en poudre
– une pincée de sel
– 100 ml d’huile d’olive
– 2 citrons bio
– 60 ml de lait végétal (de votre choix)
– 1 c. à thé de bic. de soude
– 1 c. a soupe de vinaigre de cidre

Il faut d’abord faire bouillir les citrons 10 minutes sur la cuisinière, pour qu’ils deviennent bien tendres. Couper les extrémités, et mettre les citrons dans le bol d’un robot culinaire. Mixer jusqu’à ce que le mélange soit homogène. Ajouter tous les autres ingrédients, et continuer à mixer.

Mettre dans un moule huilé et faire cuire environ 50 minutes à 300°F (150°C)

Et donnez-m’en des nouvelles!

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Sushi, sans poisson, sans riz

Ah, les sushis! Avant, j’aurais pu en manger tous les jours, sans m’en lasser. Je me suis déjà demandé pourquoi, d’ailleurs: je n’aimais pas particulièrement le poisson cru et je n’aime pas le riz blanc… J’ai eu la réponse lorsque j’ai commencé à intégrer les algues à ma cuisine: le nori! J’en mettrais partout! J’en mange même souvent sec, comme ça, nature… comme des chips!

J’ai donc eu une petite fringale de sushi récemment. Mais vraiment, le riz blanc, ça me décourage. Ça n’a pas de goût, et une valeur nutritive assez décevante. Je me suis rappelé que j’avais déjà vu, en parcourant le web, des sushis au quinoa. Ça ne m’en prenait pas plus pour que je me lance.  Même si je n’en avais jamais fait (aussi, excusez leur apparence inégale!)

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Sushi végétal au quinoa

Pour 2 personnes

-1 tasse de quinoa sec
-4 feuilles d’algue nori
-légumes variés pour l’intérieur (pour moi: avocat, bette à carde, carotte et radis noir râpés)

J’ai fait cuire le quinoa dans un peu plus d’eau que d’habitude pour qu’il soit bien collant, donc dans 2 1/2 T d’eau, pendant environ 25 min. J »ai laissé refroidir une heure par la suite.

Pour le reste, j’ai suivi les étapes indiquées sur le site de «coup de pouce» (ici). C’est pas si difficile, il suffit de se faire la main!

À déguster avec de la sauce soya, ou votre sauce pour sushi préférée!

Le Kéfir de fruits

Le Kéfir de fruits

Avez-vous entendu parler du kéfir de lait? Sans doute. Mais ce n’est pas de celui-là que je veux vous parler.

J’ai découvert il y a quelques mois le  kombucha, ce thé vivant et délicieux! J’ai voulu apprendre à en faire, mais franchement, il n’était pas très réussi. Trop vinaigré, pas très pétillant. J’ai vite laissé tomber: c’est trop long, ça prend trop de place et c’est décevant. Entre temps, en furetant sur le site de Crudessence, j’ai vu qu’ils vendaient des grains de Kéfir de fruit.

Il semblerait que ça a beaucoup de bienfaits: probiotique, c’est bon pour la flore intestinale, la digestion. Puis, ça a bon goût. Un peu comme une limonade pétillante. Avec un petit quelque chose de plus.

On les appelle les grains, mais ce sont en fait des organismes vivants. Comme des petits champignons. Pour faire une boisson rafraichissante, saine et vivante, il ne faut que quelques ingrédients. Ce qui est génial, c’est qu’on peut en avoir un rendement d’un litre (ou plus) tous les jours, avec seulement quelques minutes de manipulation. De plus, comme c’est vivant, si on en prend bien soin, on peut les garder trèèèèès longtemps. Et partager, car ces petites bêtes se multiplient.

La recette de base la plus courante est constituée d’un litre d’eau filtrée, de sucre, d’un demi-citron bio, et de deux figues séchées coupées en quartier. Cela dit, comme dans toute recette, le plaisir est de varier et de laisser aller son imagination! Voici donc la recette que je vous propose:

Kéfir de fruit (et de fleurs!) 🙂 

-1 litre d’eau filtrée (le chlore risque d’abimer les grains)

-2 c. à thé de tilleul
-2 c. à thé de feuille de verveine
-2 c. à soupe de sucre brut
-1 demi-citron bio, coupé en quartier
-10 raisins secs
-grains de kéfir actifs

Faire bouillir 500 ml d’eau et faire infuser les fleurs et feuilles pendant 5 minutes. Filtrer, et ajouter les 500 ml d’eau restant (à température pièce), pour refroidir le tout. Veillez à ce que l’eau soit à température assez basse avant de poursuivre (pour ne pas tuer les grains, donc si vous pouvez y mettre votre doigt confortablement, ça va!)

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Dans un récipient d’un litre et demi, mettre tous les ingrédients. Recouvrir l’ouverture avec un linge et un élastique et laisser reposer 24 heures, à température pièce. Les grains vont «manger» le sucre, et le transformer en alcool (0,5%) et les bonnes bactéries vont se multiplier.

Le lendemain, filtrer le liquide obtenu à l’aide d’une passoire en plastique (il semble important de ne pas mettre de métal en contact avec les grains). On peut presser les quartiers de citrons pour en extraire tout le jus, puis jeter les restants. Embouteillez le kéfir obtenu et mettez au frais (ou buvez-le!). Jetez (ou mangez) les fruits secs, rincez les grains et… recommencez!

Bon, certaines personnes de mon entourage sont restées quelque peu méfiantes (heu, des bactéries? Et tu veux que je le boive??). Pour les convaincre, j’ai usé de ma verve légendaire et de beaucoup de finesse (ben, tu manges du yogourt? Tu bois de la bière? C’est quoi la différence?)

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Et elles ont aimé!

Crème de tomate à l’amarante

La nécessité d’avoir une alimentation exclusivement basée sur les végétaux s’est rapidement imposée à moi. En effet, comment justifier d’encourager une industrie inhumaine, qui mise sur les profits avant toute autre cause? L’alimentation touche de nombreux enjeux, que vous connaissez sans doute autant que moi! Que l’on parle d’environnement, de santé, d’équité ou d’éthique, la plupart des gens conscientisés s’entendent pour dire que les produits animaux n’ont pas leur place dans notre assiette. C’est mon avis aussi. Changer ses habitudes alimentaires est un bon levier pour poser un geste de protestation quotidien: si, massivement, on disait non à l’élevage industriel, aux monocultures qui appauvrissent les sols, aux OGM qui détruisent la biodiversité, aux pesticides qui empoisonnent tout? Si vous vous demandez de quoi je parle, je vous conseille de lire «l’envers de l’assiette», de Laure Waridel.

Lorsque j’ai décidé de faire le saut, j’ai décidé de ne pas voir mon cheminement en terme de privation. Je suis plutôt partie à la recherche de nouveaux aliments. Quelle belle aventure j’ai commencée! Le net regorge de blogues VG, tous plus alléchants les uns que les autres, qui ouvrent un univers de possibilités infinies!

C’est en faisant des recherches, au fil de mes lectures, que j’ai apprivoisé l’amarante. Cette pseudocéréale ressemble à du quinoa, en beaucoup plus petit. Une fois cuit, le grain reste un peu collant.

Wikipédia nous informe que c’est une très belle plante décorative, originaire de l’Amérique du Sud. Dans le livre de Renée Frappier, «Le guide de l’alimentation saine et naturelle; tome 2», j’ai appris qu’elle avait à peu près la même valeur nutritionnelle que le quinoa: de bons acides gras, vitamine E, B1 et B6, calcium, phosphore, fer, sélénium, des fibres, et une teneur encore plus élevée en protéine (riche en lysine, acide aminé dont les céréales sont habituellement dépourvues). Un aliment bien intéressant, donc.

J’ai commencé par la manger chaude en céréale du matin, mais son petit goût de betterave me déstabilisait toujours. J’ai donc voulu la manger en crème, toute simple. Pour faire concept, j’y ai mis les fanes de betteraves que j’avais, mais on pourrait tout aussi bien mettre des feuilles de bette à carde.

Donne 4 petites portions

Crème de tomate à l’amarante

1 oignon
1 tasse d’amarante
1/2 c. à thé des épices suivantes: cari, curcuma, cumin
1/4 c. à thé de cannelle
2 tasses de sauce tomate
2 tasses de bouillon de légumes
1 gousse d’ail émincée
les fanes de 3 betteraves, émincées
1 c. à thé de gingembre frais, râpé
1 1/2 tasse de lait de coco
sel/poivre, au goût

Dans un chaudron, faire revenir l’oignon et les grains d’amarante secs dans de l’huile pendant 2 minutes. Ajouter les épices et laisser encore 1 minute.

Mettre la sauce tomate, le bouillon, l’ail. Couvrir et laisser mijoter environ 20 minutes, ou jusqu’à ce que les grains deviennent translucides. Ajouter les fanes, le gingembre et le lait de coco. Rectifiez l’assaisonnement au besoin. Si vous avez des brins de coriandre ou des pousses de sarrasin, vous pouvez en déposer sur la soupe au moment de servir.

Soupe de tomate à l'amarante