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Archives mensuelles : avril 2015

L’école à la maison

Publié le

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Il y a peu de temps, j’ai eu une illumination. Moi qui ne savait toujours pas ce que je voulais faire «quand je serais grande», j’étais décidée à retourner aux études pour faire mon Bacc en éducation. Après tout, j’adore le contact avec les enfants, j’aime enseigner, montrer, vulgariser. Je suis curieuse et j’ai envie de partager mes découvertes! Et, surtout, je m’intéresse grandement à l’humain qui est devant moi. J’étais certaine d’avoir trouvé LA voie qui me mènerait à l’épanouissement professionnel, LE métier que je pourrais faire toute ma vie sans me blaser.

Mais j’ai vite déchanté. Entre deux emplois, j’ai fait des remplacements au service de garde des écoles de mon quartier. Au début, j’ai trouvé cela très rafraichissant, ce qui a renforcé ma certitude. Puis, les remises en questions, les déceptions de ne pas trouver le temps de connaître chaque jeune, la stupéfaction de voir les autres membres du personnel (enseignant et de soutien) être si sévères et impatients avec les jeunes. Devoir répéter sans cesse les consignes à ces enfants qui «n’écoutent pas», qui «chahutent» est extrêmement épuisant pour un adulte, et je me questionne grandement sur la pertinence de ces règles. Pour qui sont-elles là? Qui servent-elles? Certes, 25 jeunes de 6-7 ans, ça fait du grabuge si on les laisse tout faire. Mais justement, là est le problème: pourquoi mettre 25 jeunes du même âge toute la journée ensemble?

Parce que le système est comme ça.

Chaque enfant que j’ai vu pleuré parce qu’il s’est fait disputé, parce qu’il a eu un conflit avec un ami qu’il ne sait pas gérer (et que je n’avais pas le temps d’aider) m’a fait penser à ma fille. Elle n’a pas encore 3 ans, mais déjà, je la vois dans la cours d’école se faire «crier après» par un jeune, par un prof… Et quel serait donc le sens, pour moi, d’aller m’occuper de 25 autres jeunes, avec des règles et des modalités que je ne comprends ni n’approuve, pendant que je confie mes enfants à quelqu’un qui ne partage pas nécessairement mes valeurs…

Certains disent: «oui, mais dans la vie, il faut être confronté à la réalité, à d’autres façons de penser».

Oui. Mais à 6 ans? Seul?

Je ne sais pas. Quand, dans la vie adulte, sommes-nous confrontés à ce que vivent les enfants à l’école? Au stress d’un examen, sans aucune possibilité d’aller vérifier si notre mémoire nous fait défaut? Aux moqueries incessantes des camarades? Même au bureau, notre journée n’est pas organisée au quart de tour par quelqu’un d’autre, comme à l’école. Les enfants se font dire quand manger, quand jouer, quand lire, quand faire des match, quand aller aux toilettes… Vraiment, l’école prépare au «vrai monde»? Je ne vis pas de ce monde-là, en tout cas, moi!

La solution? Sortir du système qui nous rend malheureux. Eh oui, encore!

Et c’est possible!
Liens utiles:
http://www.aqed.qc.ca/fr/
http://en.wikipedia.org/wiki/Unschooling

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